Catégorie : Actualités

  • Garantir l’accès à l’eau face aux dangers de la privatisation

    Garantir l’accès à l’eau face aux dangers de la privatisation

    Avec l’augmentation de la population mondiale, la consommation d’eau double tous les trente ans. Les ressources en eau douce s’amenuisent, et certains pays viennent à tester des mécanismes de privatisation de l’eau, dont les conséquences sont régulièrement au détriment de la population et des agriculteurs. Pour la semaine Européenne de développement durable, Katia Nicolet, conseillère scientifique d’Energy Observer, décrypte ce phénomène et nous alerte sur la nécessité de garantir l’accès à l’eau comme un droit universel, partout et pour tou.te.s.

    Un droit défendu par l’ODD 6 “Garantir une eau de qualité”

    L’accès à une eau potable et abordable est reconnu par les Organisation des Nations Unies comme un droit essentiel de l’Homme. Que ce soit pour la santé, la dignité et la prospérité des personnes, l’accès à l’eau est une des conditions préalables à la réalisation des autres droits de l’Homme. L’eau répond à la plupart de nos besoins humains : nous en avons besoin pour boire, pour maintenir une hygiène minimale, pour nettoyer et cuisiner, pour cultiver des aliments, pour entretenir le bétail, pour fabriquer des produits et pour produire de l’électricité. Il ne serait tout simplement pas possible pour un être humain de vivre un seul jour sans avoir besoin d’eau, directement ou indirectement, pour survivre.

    Avec l’augmentation de la population mondiale, la consommation d’eau double tous les trente ans (moyenne depuis 1900), une croissance qui ne peut être soutenue plus longtemps. Même certains des pays les plus riches en eau du monde, comme le Brésil, le Canada et les États-Unis, voient leurs lacs rétrécir, leurs rivières s’assécher et certaines régions connaissent des sécheresses extrêmes. La surconsommation d’eau par les secteurs agricole, manufacturier et énergétique, afin de maintenir notre mode de vie, épuise nos ressources en eau douce. Cette utilisation non durable de l’eau est destructrice et constitue l’un des plus grands défis auxquels nos sociétés sont confrontées aujourd’hui.

    L’une des stratégies de régulation de la consommation d’eau préconisées par le secteur financier est la privatisation de l’eau. Qu’est-ce que cela signifie exactement et quelles sont les conséquences potentielles d’une telle décision ?

    Une privatisation de l’eau au profit des actionnaires

    En privatisant l’approvisionnement et la distribution de l’eau, l’eau cesse d’être une ressource naturelle gratuite pour tous et devient une marchandise. L’argument avancé par les partisans de la privatisation est que l’eau est précieuse et que son utilisation doit être gérée avec soin pour éviter le gaspillage. La seule façon d’y parvenir, selon certains comme Willem Buiter, conseiller financier spécial à la Citigroup Bank, est que les consommateurs ordinaires « ressentent [le coût de l’eau] dans leur portefeuille ».

    Le Royaume-Uni est l’un des premiers exemples européens de privatisation de l’eau. En 1989, la Première ministre Margaret Thatcher a transféré au secteur privé la fourniture des services d’eau et d’assainissement en Angleterre et au Pays de Galles. À l’époque, les autorités nationales chargées de l’eau manquaient d’investissements de la part du gouvernement central et étaient chroniquement sous-financées. Cela a conduit à la dégradation des infrastructures, à la pollution des rivières et à la baisse de la qualité de l’eau au robinet. Après le transfert au secteur privé, le réseau a été considérablement modernisé et a rapidement pu se conformer aux normes et législations de l’Union Européenne.

    Malgré ses avantages initiaux, la privatisation de l’eau au Royaume-Uni a eu un coût. Comme pour toute entreprise privée, l’objectif principal n’est pas le bénéfice de ses clients, mais le bénéfice de ses actionnaires. Une étude de l’Université de Greenwich a évalué que 1,8 milliard de livres sterling sont données chaque année en dividendes aux actionnaires et que 500 millions de livres sterling par an sont dépensés en paiement des intérêts de la dette. Ces dépenses combinées de 2,3 milliards de livres sterling par an sont payées par les consommateurs, ce qui équivaut à environ 100 livres sterling par an et par ménage. Si ce service était à nouveau nationalisé, chaque ménage verrait sa facture d’eau réduite d’environ 25 %.

    Trente ans après le transfert de l’approvisionnement en eau au secteur privé, les citoyens britanniques paient chaque année un excédent de 2,3 milliards de livres sterling pour un service équivalent à celui des autres pays de l’Union Européenne dont l’approvisionnement en eau est nationalisé. Un excédent dont les bénéfices terminent dans les poches des actionnaires privés.

    Un marché qui profite aux grandes entreprises : l’Australie

    En 2007, les autorités australiennes ont promulgué le Water Act, une loi sur l’eau visant à mieux gérer les ressources en eau de l’Australie et à optimiser les résultats économiques, sociaux et environnementaux. Pour résumer simplement, les réserves d’eau australiennes sont évaluées chaque année et des quotas sont attribués aux plus gros consommateurs (exploitations agricoles, industries et villes) en fonction de leurs besoins et des prévisions météorologiques. Parallèlement à cette loi, un nouveau marché de l’eau a été créé, où les consommateurs peuvent acheter des droits d’eau supplémentaires ou vendre certains de leurs droits en cas d’excès d’eau. Malheureusement, le marché s’est également ouvert aux investisseurs extérieurs, aux particuliers et aux entreprises qui n’ont jamais acquis physiquement de l’eau, mais qui spéculent sur son prix en fonction de l’offre et de la demande.

    Le problème est maintenant que le prix de l’eau ne reflète pas sa valeur réelle, mais l’état fictif de la bourse. Depuis l’ouverture du marché, le prix de l’eau a été multiplié par 14, passant de 50 dollars à près de 700 dollars australiens pour un million de litres. En plus des hausses de prix, les sociétés de courtage et leurs investisseurs tirent profit de la rareté de l’eau lors de sécheresses, réalisant ainsi un profit sur le changement climatique.

    Protéger n’est pas privatiser

    Avec le changement climatique, des conditions météorologiques extrêmes auparavant rares deviennent la nouvelle norme. En Australie, neuf des dix années les plus chaudes jamais enregistrées se sont produites depuis 2005. 2019 a été la plus chaude de toutes, avec une température supérieure de 1,5˚C à la moyenne. Ces tendances se généralisent partout, des sécheresses et des températures record étant observées dans le monde entier.

    Craignant pour l’avenir de leur pays, les organisations environnementales australiennes se sont placées sur le marché de l’eau afin de pouvoir acheter, retirer de l’eau du marché et la placer dans des sanctuaires. L’objectif principal étant la préservation des lacs et des rivières et la conservation des écosystèmes naturels.

    Les Américains suivent maintenant ce mouvement, et la Californie est devenue un pionnier de ce marché de l’or bleu. L’État possède actuellement l’un des systèmes d’approvisionnement en eau les plus sollicités au monde, ce qui signifie que l’on promet aux utilisateurs plus d’eau qu’il n’y en a réellement. Le système est le même que ce que les Australiens ont souscrit il y a dix ans. Soit un marché financier de l’eau basé sur la volatilité et/ou la disponibilité des eaux souterraines.

    Tout comme l’exemple australien, le marché californien est accessible à tous : agriculteurs, consommateurs, régulateurs et organisations environnementales. The Nature Conservancy, l’une des plus grandes agences environnementales au monde, fait pression pour l’ouverture d’un tel marché, estimant qu’il s’agit d’un outil utile pour la conservation de la nature et de l’eau. Certaines organisations environnementales des pays développés se joignent désormais à ces marchés, collectant des fonds auprès des peuples, achetant des parts d’eau pour pouvoir la restituer aux rivières et aux lacs d’où elle provint. Mais où va donc l’argent investi ? Si l’on en croit l’exemple du Royaume-Uni et de l’Australie, ce ne sont pas les consommateurs des villes ou les agriculteurs qui labourent les champs qui s’enrichissent, mais les spéculateurs privés.

    Spéculations et dérives actuelles

    Dans un monde libéral où l’eau est un investissement lucratif comme un autre, chaque jour des gens donnent de l’argent à des agences environnementales pour restituer l’eau à la nature, tout en payant une surtaxe sur leur facture d’eau. Les agriculteurs ont du mal à se procurer l’eau nécessaire à la production de nourriture tandis que des millionnaires accumulent de l’eau virtuelle sur leurs comptes en banque alors qu’ils n’en ont pas physiquement.

    Ainsi, quand les effets du changement climatique et des sécheresses s’aggravent, les riches continueront à faire des bénéfices et à remplir leurs piscines tandis que les pauvres lutteront pour avoir accès à l’eau dont ils ont désespérément besoin pour survivre.

    L’eau ne devrait pas être une question de marché ou de charité, car c’est un droit vital de l’être humain !

  • Aucun service élémentaire d'approvisionnement en eau potable – ce phénomène touche près de 570 millions d'enfants dans le monde

    Aucun service élémentaire d'approvisionnement en eau potable – ce phénomène touche près de 570 millions d'enfants dans le monde

    « Les ressources de l’eau ne doivent pas être considérées comme des marchandises »

    Les Etats et les gouvernements doivent appliquer et assurer en faveur de l’accès à l’eau potable équitablement au Mali et non pas que sur certaines régions, villes du Mali. Cela ne suffit pas !!! C’est un problème fondamentalement politique.

    Les droits humains doivent être mis en œuvre. Ils exigent une manière de gérer, de gouverner ce qui est nécessaire au Droit de l’Eau. En tant que citoyenne si la question de l’eau retient autant mon attention elle n’a pas que la dimension nécessaire à la vie, mais un usage, des usages, que ne tiennent pas compte que c’est une ressource limitée.

    Le 28 juillet 2010, l’Assemblée Générale des Nations Unies adopte une résolution, sans aucune voix contre, précisant: « Reconnaît que le droit à l’eau potable et à l’assainissement est un droit de l’homme, essentiel à la pleine jouissance de la vie et à l’exercice de tous les droits de l’homme ; Demande aux États et aux organisations internationales d’apporter des ressources financières, de renforcer les capacités et de procéder à des transferts de technologies, grâce à l’aide et à la coopération internationales, en particulier en faveur des pays en développement, afin d’intensifier les efforts faits pour fournir une eau potable et des services d’assainissement qui soient accessibles et abordables pour tous ».

    Il ressort des recherches et documentations quelques chiffres clés :

    • 3 milliards de personnes, soit 40% de la population mondiale, ne bénéficient pas d’installations de base de lavage des mains avec de l’eau et du savon disponible à la maison.
    • L’accès à l’eau et au savon pour le lavage des mains varie considérablement entre les pays : de 15% en Afrique subsaharienne à 76% en Asie occidentale et en Afrique du Nord. Un établissement de santé sur 8 n’a pas de service d’eau, ce qui impacte près de 900 millions de personnes ;
    • un établissement de santé sur 5 n’a pas de service d’assainissement affectant plus de 1,5 milliard de personnes (Ibid.) ;
    • un établissement de santé sur 6 n’a pas de service d’hygiène (Ibid.) ;
    • des systèmes d’approvisionnement en eau et d’assainissement pourraient sauver la vie de plus de 360 000 nourrissons chaque année (Ibid.) ;
    • 31% des écoles ne disposent pas de services élémentaires d’eau potable et 19% ne disposent d’aucun service d’approvisionnement en eau potable.
    • Près de 570 millions d’enfants ne bénéficient d’aucun service élémentaire d’approvisionnement en eau potable dans leur établissement scolaire (Ibid.) ;
    • 34% des écoles ne disposent pas de services élémentaires d’assainissement et 47% ne disposent pas de services élémentaires d’hygiène pour le lavage des mains (Ibid.).

    Le 23 octobre dernier, le Conseil européen a formellement adopté la révision de la directive relative à l’eau potable, sur la base du compromis trouvé en décembre 2019 avec le Parlement européen.

    Cette position va maintenant être transmise aux eurodéputés, où elle fera l’objet d’un vote d’adoption en séance publique. Le texte pourrait être publié au mois de décembre 2020. A partir de cette date, les États-membres auront deux ans pour le transposer dans leur réglementation nationale (avec des exceptions possibles). Les nouvelles règles actualisent les normes de qualité applicables à l’eau potable et instaurent une approche fondée sur les risques « plus efficace au regard des coûts en ce qui concerne la surveillance de la qualité de l’eau », estiment les Etats membres. Le texte introduit par ailleurs des exigences applicables aux matériaux entrant en contact avec l’eau potable, tels que les canalisations. Parmi les principales évolutions notons : la mise en œuvre d’un système d’évaluation commun au niveau européen qui intègre des méthodologies, des tests de migration, mais également l’établissement d’une liste positive de produits autorisés pour la composition des matériaux.

    L’Eau est un Droit Commun, parce qu’elle est un Droit Humain ! Les enfants l’exigent !

  • Newsletter DÉFIS HUMANITAIRES

    Newsletter DÉFIS HUMANITAIRES

    Eau, Hygiène, Assainissement : les solutions du Global WASH Cluster pour améliorer la qualité de la réponse humanitaire.

    Aujourd’hui, 2,2 milliards de personnes – soit 29% de la population mondiale – n’ont pas accès à des services d’alimentation domestique en eau potable gérés en toute sécurité ; 4,2 milliards – soit 55% de la population mondiale – ne disposent pas de services d’assainissement gérés en toute sécurité ; 3 milliards de personnes – soit 40% de la population mondiale – sont encore privés d’installations de base à domicile destinées au lavage des mains1. Ces chiffres sont lourds de conséquences, puisque tous les ans, ce sont quelques 525 000 enfants qui décèdent des suites de diarrhées2. Or, 58% des cas de diarrhées dans les pays à moyens et bas revenus sont attribuables à un accès inadéquat à des services d’eau, d’hygiène et d’assainissement3.

    L’Objectif de Développement Durable (ODD) n°6 vise pourtant à ce que chacun ait accès à des services d’eau propre d’ici 2030. Pour ce faire, de nombreuses organisations – ONG, Organisations Internationales, gouvernements etc. – sont mobilisées sur le terrain pour atteindre ce but. Les actions de ces institutions sont coordonnées à l’échelle nationale par les gouvernements, ou bien par des « clusters nationaux EHA4 » ou « groupe de coordination humanitaire EHA ». Ils ont pour objectif de coordonner la réponse internationale et répartir géographiquement les différents acteurs. Ces derniers, en retour, font remonter des données – majoritairement quantitatives – sur les activités menées. Des évaluations qualitatives des projets ont aussi lieu, mais souvent une fois le programme fini. C’est souvent trop tard pour permettre aux responsables de prendre des mesures correctives.

    C’est de ce constat que naît, en 2018, l’initiative du Global WASH Cluster « Initiative sur l’Assurance Qualité et la Redevabilité » (IAQR, ou Quality Assurance & Accountability Initiative, QAAI). Son objectif principal est le suivant : renforcer le suivi qualitatif des activités, afin d’améliorer la qualité des réponses humanitaires et la redevabilité du secteur envers les personnes affectées. Cette initiative est mise en œuvre par Solidarités International, en partenariat avec Oxfam, l’Université Tufts et l’UNICEF.

    Nous reviendrons dans cet article sur le Global WASH Cluster et le QAAI. Nous décrirons les outils développés par le projet pour implanter un système d’assurance qualité et de redevabilité efficace et continu et nous arrêterons sur le début du déploiement du projet au Sud Soudan.

    Pour vous abonner à la Newsletter : https://defishumanitaires.com/editos/

  • 9ème forum mondial de l’eau à Dakar reporté en 2022

    9ème forum mondial de l’eau à Dakar reporté en 2022

    Nouvelle date : 21 au 26 mars 2022

    Ce report est dû à la progression de la pandémie de Covid-19 à travers le monde qui a mis à l’arrêt le processus préparatoire et obligé de différer l’organisation des évènements préalables pour garantir les meilleures conditions sanitaires aux parties prenantes.

    Pour rappel, cette prochaine édition du Forum, placée sous le thème de la « Sécurité de l’eau pour la Paix et le Développement », sera la première à se tenir en Afrique sub-saharienne. Elle offrira une plate-forme aux professionnels et aux décideurs pour répondre à la priorité d’accélérer et d’amplifier l’accès à l’eau et l’assainissement pour tous. Dans une époque marquée par le Covid-19, le Forum contribuera aussi à construire un monde résilient où l’eau est un élément central au service des besoins essentiels de l’homme et de la planète.

    Le Conseil mondial de l’eau exprime sa reconnaissance et ses remerciements au Président de la République du Sénégal, Son Excellence Monsieur Macky SALL, pour son engagement et son appui constant afin que le Forum soit organisé dans les meilleures conditions et atteigne ses objectifs. Cet engagement confirme l’attachement du Sénégal sur les questions relatives à l’eau qui doit être une source de paix et non de conflit.

    C’est aussi l’occasion de remercier les partenaires et les nombreux acteurs du monde entier qui se sont mobilisés dans le cadre du processus préparatoire, notamment dans l’élaboration du contenu thématique. Ils ont déjà réalisé un travail remarquable et sont invités à poursuivre leurs efforts pour que le 9ème Forum mondial de l’eau soit une réussite historique.

    Cette mobilisation exceptionnelle sera rythmée en 2021 par de nombreux évènements préparatoires sur tous les continents afin de placer l’eau au centre des décisions politiques.

    Le Sénégal et le Conseil mondial de l’eau restent mobilisés avec leurs partenaires afin d’assurer la tenue à Dakar d’un Forum, y compris un sommet de Chefs d’Etat, répondant aux priorités politiques pour la préservation et la gestion de cette ressource majeure menacée.

  • L’université de Montpellier à l’avant-garde de la recherche mondiale sur l’eau avec la création d’un centre sous l’égide de l’UNESCO

    L’université de Montpellier à l’avant-garde de la recherche mondiale sur l’eau avec la création d’un centre sous l’égide de l’UNESCO

    L’accord tripartite entre l’UNESCO, le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation et l’université de Montpellier signé le 15 octobre 2020 acte la création, à Montpellier, de l’International Centre for Interdisciplinary Research on Water Systems Dynamics (ICIREWARD Montpellier).

    La signature de cet accord fait suite à l’approbation, le 18 novembre dernier, de la création de l’ICIREWARD Montpellier par la Conférence Générale des États membres de l’UNESCO dont la candidature était portée au nom du Gouvernement par la ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Frédérique Vidal.

    Je suis extrêmement fière de voir l’aboutissement de ce projet. La création d’un « Centre de Catégorie 2 sous l’égide de l’UNESCO » à Montpellier dans le domaine des Sciences de l’eau est un signal fort pour l’enseignement supérieur, la recherche et l’innovation en France, qui compte désormais son deuxième Centre, après celui créé à Nice dans le domaine des mathématiques pures et appliquées. Cette création consacre la qualité du pôle scientifique montpelliérain dont le dynamisme a été distingué lors du dernier classement thématique de Shanghai dans le domaine de l’écologie a déclaré Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de l’Innovation et de la Recherche.

    Une reconnaissance internationale de la communauté des Sciences de l’eau de Montpellier

    Cette reconnaissance témoigne de l’importance et de l’excellence des équipes montpelliéraines dans le domaine des Sciences de l’eau. Avec près de 400 scientifiques et 150 doctorants, ICIREWARD Montpellier constitue la plus importante communauté structurée et organisée en France dans le domaine. Il rassemble une communauté scientifique reconnue à l’échelle internationale et résolument pluri et interdisciplinaire dans le domaine de l’eau et de l’environnement : de la physique aux sciences humaines et sociales en passant par la géologie, la chimie, la biologie et la santé.

    La création d’un Centre de Catégorie 2 sous l’égide de l’UNESCO à Montpellier autour des Sciences de l’Eau est un événement majeur pour notre université, comme pour notre territoire. Elle témoigne de l’excellence scientifique de nos chercheurs et de leur capacité à se structurer pour répondre à des défis sociétaux majeurs ; elle valide la dynamique collective entreprise autour de l’I-SITE MUSE souligne Philippe Augé, Président de l’Université de Montpellier.

    La création de ce Centre confirme en effet la volonté affirmée de l’I-SITE « Montpellier Université d’Excellence » de placer la thématique EAU comme un axe transversal majeur à son projet scientifique articulé autour des trois grands défis sociétaux : Nourrir, Protéger et Soigner. Elle renforce la thématique « Environnement », déjà illustrée par le 2ème rang mondial au Classement de Shanghai pour l’Université de Montpellier dans le domaine de l’Ecologie et de la Biodiversité.

    Des approches interdisciplinaires pour traiter les questionnements et les verrous scientifiques qui émergent à l’horizon des décennies à venir

    En coordonnant et en animant la communauté scientifique des Sciences de l’eau à Montpellier, tout en développant les collaborations à l’échelle européenne et internationale, ce nouveau Centre de catégorie 2 sous l’égide de l’UNESCO va contribuer à relever les nouveaux défis de connaissance et d’adaptation afin de faire face aux enjeux cruciaux qui se font jour dans le domaine de l’eau (quantité, qualité, évènements extrêmes et risques hydrologiques). La visibilité internationale liée à la création du Centre va permettre de développer des partenariats scientifiques d’excellence et d’attirer des étudiants et des scientifiques de haut niveau.

    Parmi les objectifs fixés, la production d’innovations technologiques et de savoir-faire en interaction avec les entreprises du Pôle « France Water Team » occupera aussi une place importante.

    L’approche interdisciplinaire et le développement de nos réseaux de collaborations sont les deux leviers clés pour acquérir une visibilité scientifique internationale et devenir rapidement un Centre de ressources de premier plan mondial en matière de formation, de recherche et d’innovation  précise Eric Servat, Directeur de l’Institut montpelliérain de l’eau de de l’environnement (IM2E) et porteur du projet de Centre UNESCO.

    Tant par la communauté qu’il rassemble que par ses réseaux de partenariats scientifiques au Nord comme au Sud, ou par la diversité des thèmes qu’il porte associés à des formations d’excellence qui ont vocation à développer les capacités dans les pays du Sud, ICIREWARD se positionne au plus haut niveau international. ICIREWARD se place également dans le temps long en projetant son action sur les 10 prochaines années avec l’ambition de répondre ainsi aux défis rencontrés par les régions particulièrement vulnérables en raison de l’urbanisation rapide de nos sociétés, de la pression démographique croissante et des effets attendus du changement climatique.

    Avec la création de ce Centre, la France compte désormais un deuxième Centre UNESCO de Catégorie 2

    La création d’un « Centre de Catégorie 2 placé sous l’égide de l’UNESCO » à Montpellier est le résultat d’un processus d’évaluation très complet, entamé fin 2018 et ayant conduit à l’avis favorable du Conseil du Programme Hydrologique Intergouvernemental (PHI) et des Etats Membres de l’UNESCO. Elle est le fruit d’une collaboration ancienne entre cette communauté scientifique, la Division des Sciences de l’Eau de l’UNESCO et le Programme Hydrologique Intergouvernemental. Cette collaboration a vu des équipes et chercheurs montpelliérains s’investir de manière très significative depuis plus de 25 ans dans de nombreux projets et programmes de l’UNESCO.

    Montpellier intègre donc désormais la « UNESCO Water Family », le réseau des Centres, des Chaires et des comités nationaux de l’organisation dans le domaine de l’eau. A ce titre, le Centre ICIREWARD contribue aux objectifs portés au niveau mondial par les Nations-Unies dans le cadre des 17 Objectifs de Développement Durable en participant à renforcer les capacités et à développer les connaissances afin de protéger l’environnement et d’aider à lutter contre les effets du changement climatique.

    https://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/cid154850/l-universite-de-montpellier-a-l-avant-garde-de-la-recherche-mondiale-sur-l-eau-creation-d-un-centre-sous-l-egide-de-l-unesco.html

  • Cérémonie de remise des diplômes de la promotion Gérard Payen de l’IEM OpT session 2019-2020

    Cérémonie de remise des diplômes de la promotion Gérard Payen de l’IEM OpT session 2019-2020

    L’International Executive Master « Eau pour Tous » – OpT, promotion « Gérard PAYEN », session 2019-2020 porté par la chaire AgroParisTech « SUEZ – Management des services urbains d’eau et d’assainissement » a organisé en mondovision sa cérémonie de remise des diplômes.

    Aux termes de 14 mois de formation, la 7ème promotion comptant 37 managers de services d’eau et d’assainissement venus de 12 pays anglophones et 9 pays francophones différents se sont vus diplômés lors d’une cérémonie sans précédent retransmise dans 21 pays à la fois.

    Cette cérémonie a été ponctuée par la présence des membres fondateurs de la chaire : le groupe SUEZ, la Fondation SUEZ et l’Institut des sciences et industries du vivant et de l’environnement – AGROPARISTECH ainsi que de leur emblématique mentor Monsieur Gérard PAYEN défenseur de l’accès à l’eau potable pour tous et dans le monde entier depuis plus de 20 ans !